Fourmillements dans les jambes en position assise : d’où ça vient et quoi faire

 

Les fourmillements dans les jambes en position assise sont fréquents, particulièrement lors de longues sessions sur une chaise d’amphi, en bibliothèque ou en coworking. La sensation peut varier du simple picotement à un engourdissement plus marqué, parfois associé à une jambe « endormie ». Dans la majorité des cas, cela résulte d’une compression temporaire d’un nerf ou d’un vaisseau sanguin. Notre objectif : vous expliquer les causes et vous proposer des solutions concrètes au quotidien, sans alarmisme.

Les causes les plus courantes des fourmillements dans les jambes.

Rester assis longtemps impose des contraintes mécaniques au corps. Les fourmillements apparaissent souvent lorsque la circulation ou l’influx nerveux est perturbé, même brièvement. Plusieurs causes sont typiques dans les contextes d’étude ou de travail nomade.

  • Compression d’un nerf : une posture enroulée, un bassin basculé ou une pression sous la cuisse peut irriter un nerf et provoquer des picotements.
  • Compression des vaisseaux : s’asseoir au bord d’une chaise, croiser les jambes ou s’affaisser réduit le retour veineux et accentue l’engourdissement.
  • Assise trop dure ou trop étroite : certaines chaises d’amphi concentrent la pression sur des zones précises, ce qui favorise les sensations d’endormissement.
  • Immobilité prolongée : même avec une bonne posture, rester immobile pendant 45 à 90 minutes augmente le risque.

À noter : si les fourmillements sont répétés, très douloureux, s’accompagnent de faiblesse, de troubles urinaires ou surviennent aussi la nuit, consultez un professionnel de santé pour écarter une cause médicale.

Que faire contre les fourmillements dans les jambes en position assise ?

La solution la plus efficace combine deux leviers : réduire la pression au niveau de l’assise et remettre du mouvement. Voici des actions simples, adaptées aux amphis et aux longues sessions en bibliothèque.

Ajuster la posture sans se crisper

Vous recherchez une posture stable, mais pas rigide. L’idée est de répartir la pression et d’éviter les angles qui coincent.

  • Poser les deux pieds au sol si possible, plutôt que de croiser les jambes.
  • Garder un bassin neutre : ni trop affaissé, ni cambré à l’excès.
  • Éviter de vous asseoir sur le bord en permanence, ce qui augmente la pression sous les cuisses.

Introduire du micro-mouvement

Le mouvement relance la circulation et décompresse. Même discret, il compte.

  • Faire des cercles de chevilles 20 secondes toutes les 20 à 30 minutes.
  • Alterner extension et flexion des genoux sous la table.
  • Vous lever dès que possible, même une minute, lors d’une pause ou d’un changement de cours.

Améliorer l’assise quand la chaise est rude

En amphi, vous pouvez difficilement changer de siège. En revanche, vous pouvez modifier le contact entre votre corps et la chaise. Une assise un peu plus souple et mieux répartie limite les zones de compression responsables des picotements.

Dans une logique de travail nomade, l’idée est d’avoir une solution facile à transporter. C’est précisément l’intérêt d’un accessoire 2-en-1 comme Popotin : une housse d’ordinateur qui se transforme en coussin d’assise, pratique quand vous passez d’un cours à la BU sans vouloir vous encombrer. L’objectif n’est pas de promettre une disparition totale des symptômes, mais de rendre l’assise moins agressive et de vous aider à tenir plus confortablement.

Fourmillements dans les jambes en position assise : prévenir au quotidien (amphi, BU, télétravail)

La prévention repose sur des habitudes simples, surtout quand vous alternez cours, transports et travail sur ordinateur.

  • Varier les positions : changer légèrement d’appui, repositionner le bassin, alterner la place du sac, éviter la rigidité.
  • Planifier des pauses réalistes : une micro-pause à chaque fin de chapitre ou à la fin d’un cours est souvent plus tenable qu’une « pause parfaite » jamais prise.
  • Surélever l’écran si possible : quand la tête part en avant, tout le dos suit et l’assise se dégrade. Quelques centimètres peuvent changer la posture globale.
  • Éviter les bords durs : si la chaise coupe sous la cuisse, l’inconfort et l’endormissement arrivent plus vite.

En pratique, les fourmillements sont souvent un signal utile. Ils vous indiquent qu’il faut bouger, rééquilibrer ou adoucir l’appui. Avec une assise adaptée, un peu de micro-mouvement et une posture moins contraignante, vous réussirez à réduire nettement la gêne, sans transformer vos journées en séance de kiné.